Formation « Développer un thème WordPress sur mesure »

Créer son thème ou utiliser des page builders ?

Lecture : 6 minutes • 3

C’est une question que beaucoup de gens se posent aujourd’hui. Doit-on réinventer la roue à chaque fois ou utiliser un constructeur de page ? Ou même un thème premium ? Est-ce assez propre ? Vais-je gagner du temps ? C’est ce que l’on va tenter de voir ici.

Si vous m’aviez posé la question il y a quelques années en arrière, je vous aurais dit clairement : les thèmes premium sont des usines à gaz ! Il y a pleins de réglages, on ne sait pas où regarder, et chaque thème à sa propre logique. Bref, un enfer pour celui qui l’utilise.

Mais depuis que les constructeurs de pages comme Divi, Elementor, Beaver ou Oxygen se sont imposés sur le marché, les choses ont beaucoup évolué. Et je vais profiter de ce cours pour faire le point sur ces tendances. Mais avant tout, un peu d’histoire.

À l’époque des thèmes premium

Entre 2010 et 2015, pour faire des sites WordPress, Il n’y avait pas 50 méthodes :

  • Si on voulait de l’abordable, du pas cher : on s’orientait vers du thème premium ;
  • Et si on voulait du sur-mesure, adapté aux moindres besoins, alors on faisait son propre thème.

Si on optait pour les thèmes premium, il suffisait de se rendre sur des plateformes comme ThemeForest.

Le site ThemeForest
Le site ThemeForest

En résumé, c’était un fourre-tout où l’on pouvait trouver des dizaines de milliers de thèmes en tous genres, classés par thématiques (corporate, photographie, associations, portfolio… et j’en passe).

Bénis sont ceux qui n’ont jamais connu cette époque…

Il y avait d’un côté des thèmes ultra spécifiques (par exemple des portfolio pour les photographes) mais également des thèmes plus généralistes dits « thèmes à tout faire » (parmi les meilleures ventes, on retrouve Avada, The7, ou encore Salient…).

Une fois le thème choisi, encore fallait-il l’apprivoiser : chacun y allait de ses propres réglages et personnalisations. Il fallait impérativement consulter la documentation et malgré ça, leur mise en place était parfois chaotique.

À cette époque, il n’était ni facile, ni sexy de faire des sites avec WordPress.

Attention

Si je parle au passé, c’est parce que je considère que cette période est terminée. Cela dit ThemeForest existe toujours et continue de vendre des thèmes. Mais je vous déconseille fortement de partir sur cette piste.

L’apogée des constructeurs de page

Heureusement, des outils de mise en page ont commencé à voir le jour pour pallier les limites des thèmes. C’est aux alentours de 2015 que les constructeurs de pages (les page builders en anglais) ont commencé à s’imposer.

L’un des précurseurs est Visual Composer, qui a souvent été intégré dans les thèmes de la forêt. De son côté, Divi, le thème à tout faire d’Elegant Themes, est rapidement devenu l’un des plus iconiques.

Mais c’est Elementor qui fait le plus parler de lui, grâce à une approche simple et l’utilisation de technologies modernes comme React.

Le constructeur de pages Elementor
Le constructeur de pages Elementor

Et en quelques années, ils ont complètement changé la donne ! À un point où ils en viennent même à remettre en cause l’utilité d’un thème.

Ils sont même devenus si puissants qu’ils pourraient également remettre en cause l’utilité du développement de thèmes sur mesure.

Loin de moi de dénigrer ma propre formation, mais je me dois de me faire l’avocat du diable et montrer les avantages de chaque approche.

Sur-mesure ou Page builder ?

Bon eh bien on peut légitimement se demander si on ne devrait pas tout faire à base de constructeurs au final. On irait bien plus vite, et on n’aurait pas besoin de toucher de code !

Mais ces outils ont quand même leurs limites. Et lorsqu’on les atteint, qu’est-ce qu’on fait ?

Pallier les limites en mode bidouille

Si on sort des sentiers battus on va vouloir commencer à modifier le CSS, les templates, et généralement on commencer à aller sur une pente glissante qui est très dangereuse.

Ceux qui se sont tentés à la bidouille de sites pour gagner du temps en ont au final perdu beaucoup, pour un résultat peu convaincant.

En tous cas si vous devisez un projet entièrement fait avec un constructeur, faites en sorte que votre client connaisse les limites techniques. Aventurez-vous au delà et dites adieu à votre rentabilité.

Le trop plein d’extensions

Ou alors on met des extensions dans tous les sens pour combler les manques ? Le risque c’est qu’elles ne soient pas toujours 100% adaptées, et en empiler des dizaines risque là aussi de faire plus de mal que de bien.

Plus votre site a d’extensions, plus il y a un risque de casse lors de mises à jours.

Le constructeur et le client : mélange explosif

Et puis vous vous voyez donner l’accès au constructeur de page à votre client ? Vous savez qu’il lui faudra moins de 5 minutes pour tout casser.

Merci du conseil oncle Ben !

Dans cette formation on verra justement des approches plus simples pour le client, avec par exemple l’utilisation de champs additionnels comme ACF (Advanced Custom Fields).

Les constructeurs sont-ils des usines à gaz ?

Je pourrais ajouter que les constructeurs sont des usines à gaz plutôt lourdes, mais ce serait mentir. En partie du moins. Divi, lorsque l’on est en mode éditeur de contenu, fait parfois chauffer le processeur et tourner les ventilateurs. Mais l’internaute, lorsqu’il consulte la partie publique du site, ne connait pas ces soucis.

Elementor a tendance à imbriquer plus de div que ce qu’il n’en faut, mais là encore, ce n’est pas ça qui impacte les performances.

Je ne me risquerais donc pas à dire que les constructeurs sont des usines. Surtout que leurs développeurs ont eu le temps d’optimiser le tout avec le temps.

Le sur-mesure permet de lever toutes les limites

Si vous savez développer des thèmes sur mesure avec WordPress, vous n’avez virtuellement plus aucune limite. Et ces compétences vous permettront d’accéder à une clientèle plus qualifiée, et des projets plus intéressants.

Lorsque j’avais mon agence, j’ai pu réaliser des projets originaux avec des défis uniques, comme la réalisation d’un outil de personnalisation de wing suits qu’il aurait été impossible à réaliser avec des extensions classiques.

Personnalisez, achetez, et faites le grand saut !

D’ailleurs les offres d’emploi pour développeurs WordPress qualifiés sont nombreuses, et comme il y a une pénurie de développeurs, les recruteurs ont du mal à trouver les bons profils.

Conseil

Mon conseil c’est donc de maitriser le développement WordPress, car ça vous sera forcément utile. Et vu que les profils développeurs WordPress sont rares, vous devriez trouver facilement un emploi, ou des clients !

L’approche hybride : page builder + sur-mesure

Vous êtes du genre à vouloir le beurre et l’argent du beurre ? Vous voudriez :

  • D’un côté la souplesse des constructeurs de pages et leur rapidité (pour faire des économies de temps) ;
  • Et d’un autre la possibilité de faire du sur-mesure (pour une personnalisation poussée).

Après tout pourquoi devrions-nous choisir et faire des concessions ? Eh bien j’ai une bonne nouvelle, car une approche hybride est entièrement possible !

Elementor propose une documentation développeurs très poussée et toute une API pour développer des widgets sur mesure. Il donne également accès aux réglages et divers champs pour y ajouter des options.

Du coup, il est possible de faire des sites rapidement tout en gardant la possibilité de faire du sur-mesure. Cette approche garantie donc un juste milieu entre rentabilité et possibilités. On abordera d’ailleurs cette approche en détails un peu plus tard dans la formation.

La répartition de l’écosystème

À ce point vous vous demandez sûrement quelle est la répartition des développeurs face aux concepteurs dans l’écosystème.

En 2017 j’avais réalisé une enquête qui avait été répondue par plus de 1000 personnes. Vous trouverez les résultats sous forme d’une infographie postée sur GeekPress .

Répartition développeurs face aux concepteurs de sites. 60% des créateurs de sites ne sont pas développeurs.
Les développeurs WordPress sont aujourd’hui en minorité

On voyait que la majorité des personnes utilisait des thèmes premium, et les développeurs étaient déjà en minorité.

Mais avec l’avènement des constructeurs de page, je pense que cette statistique a bien évolué et qu’aujourd’hui, les concepteurs de sites non développeurs représenteraient plus de 80%.

Conseil

En tant que développeur WordPress, vous serez donc une denrée rare et fortement recherchée par les agences et clients.

Les concepteurs de sites ne connaissent donc pas forcément HTML, CSS, PHP et JS et n’ont de toutes manières pas besoin de les maitriser pour créer des sites.

Si vous vous reconnaissez ici, alors je vous suggère de suivre plutôt ma formation WordPress chez WPChef ! On y apprend comment créer des sites WordPress professionnels sans toucher à du code.

Mais si votre souhait c’est de pouvoir faire des thèmes sur mesure, personnalisés au pixel prêt, alors vous êtes au bon endroit !

Toujours partant ?

Le but de cette formation est de vous permettre d’être complètement autonome sur la création de sites, et dépasser les frustrations dues aux limitations imposées par les constructeurs de pages (même si ceux-ci sont de plus en plus performants).

À l’issue, vous serez en mesure de faire tout ce que vous désirez avec WordPress, et ajouter n’importe quelle mise en page, n’importe quelle fonctionnalité à votre thème.

Alors si vous êtes toujours partant, continuons vers les outils dont nous aurons besoin pour nous mettre dans le bain plus rapidement !

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Questions, réponses et commentaires

  1. Gomer Bahati

    Le 26 octobre 2020

    Très bon article qui m’a ouvert l’esprit et les yeux. Il vient de mettre de la clarté dans ma tête.

  2. urtext.editions

    Le 18 mars 2019

    Je suis d’accord. Nicolas n’a pas tort. Mais moins quand on tord l’orthographe !!

    1. Maxime BJ

      Le 18 mars 2019

      Oh que c’est vilain ! Merci beaucoup, je file corriger ça tout de suite.

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